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Image envoyée le 22/07/2020 L'assureur MMA, le vendeur de billets en ligne MisterFly... La liste des victimes des rançongiciels ne cesse de s'allonger ! Ils permettent à des cybercriminels de chiffrer les fichiers de leurs entreprises, réussissant à paralyser tout ou partie de leur activité. Les pirates demandent ensuite une rançon pour déchiffrer les fichiers. Leurs actions sont moins spectaculaires que les piratages de comptes Twitter de personnalités mondiales rapportés la semaine dernière, mais peuvent coûter jusqu'à des centaines de millions d'euros aux entreprises impactées. Et elles sont de plus en plus nombreuses, préviennent les spécialistes. "Il y a un développement de tout ce qui est rançongiciels en ce moment avec une démarche quasi militaire: ciblage, planification, exécution", expliquait par exemple début juillet Guillaume Poupard, directeur général de l'ANSSI, gardienne de la sécurité informatique française. "Pour vous donner un exemple, 28 cibles de rançongiciels ont appelé l'ANSSI la semaine dernière, ou ont été appelés par l'ANSSI", avait-il poursuivi devant un parterre de spécialistes en cybersécurité. La courbe des cas ressemble à une exponentielle, techniques d'usures, impossible d'être partout à la fois, par conséquent obliger d'accorder des priorités en fonction des cas. Les tactiques des groupes criminels sont de plus en plus évoluées et de plus en plus professionnelles. Un savoir-faire qui s'enseigne de plus en plus. "Les grands cybercriminels fonctionnent aujourd'hui en réseaux", explique Ivan Fontarenski, responsable technique du renseignement sur la menace chez le géant technologique français Thales. "Ils communiquent entre eux, partagent leurs outils, +challengent+ mutuellement leur mode opératoire, se donnent des conseils avisés et se mettent au défi au travers de campagnes d'attaques toujours plus évoluées", poursuit-il. "Il ne s'agit pas d’une simple logique de coopération mais d’une véritable émulation." Internet a toujours été un terrain de jeu, la différence c'est qu'aujourd'hui, les conduites d'attaques informatiques s'avèrent peu onéreuses et très rentables. Lorsqu'il y a des crises, les tentations de s'enrichir facilement augmentent, certains tentent leurs chances. Beaucoup considèrent, à tord ou à raison, que les probabilités de se faire condamner sont quasi nulles. Les attaques aux rançongiciels sont désormais perpétrées par des groupes "très organisés" qui vont souvent passer "1, 2 ou 3 mois à s'insérer dans l'environnement de l'entreprise" avant de frapper. Ce sont des attaques extrêmement rentables pour les auteurs, avec des rentabilités qui peuvent atteindre 400, voire 800%. Phénomène inquiétant depuis quelques mois, les attaquants se livrent de plus en plus à un chantage à la publication de données, menaçant de vendre ou de publier les données des entreprises touchées, ou de leurs clients. Un coup terrible pour la réputation de ces entreprises, dont la responsabilité légale peut de plus être engagée si des failles sont démontrées dans la protection des données personnelles dont elles ont la garde. La "sécurité" de nos vies numériques n'a toujours été que pure mascarade. Au moins, cette pandémie aura mis en évidence ce secret de polichinelle, à savoir le fait que la plupart des systèmes et réseaux informatiques sont vulnérables et exploitables sans avoir à trop se casser le citron. ( source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/mma-misterfly-les-rancongiciels-font-de-plus-en-plus-de-victimes-1375895 ) covid19 france misterfly mma informatique rançongiciels ransomware rançongiciel colère finish him pandémie insécurité cybercriminels cyber numériques internet web criminalités numérique
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